Mon histoire

Je m’appelle Grégoire Dossier, j’étudie le droit depuis quatre ans et j’aide les étudiants à réussir.

Chaque jour je donne des conseils pour améliorer son efficacité, être mieux organisé, trouver une méthode de travail efficace et agréable pour prendre du plaisir à travailler.

J’ai créé une chaîne Youtube dans laquelle je montre comment je m’organise pour réussir mes projets personnels et mes études de droit, j’écris des articles pour partager mes pensées sur mes études, je produis un podcast pour répondre aux questions des étudiants qui me suivent et depuis peu j’envoie mes meilleurs conseils par mail aux étudiants les plus motivés.

À l’heure où j’écris ce message, je finalise la création de mon statut d’auto-entrepreneur, il ne me reste plus qu’à trouver la catégorie qui correspond le mieux à mon activité.
Tout ça pour dire que je suis bien occupé, et heureux.

Mais ça n’a pas toujours été le cas.

Repartons deux ans en arrière…

Nous sommes en Juillet 2016, je prépare mon billet d’avion pour rentrer en France. Mes parents étant professeurs, nous étions mutés depuis 4 ans en Polynésie française.

Université de Polynésie française
Oui oui, ici…

Tahiti, c’est beau, les Tahitiens sont gentils et joyeux. J’ai passé quatre agréables années là-bas. C’est sur cette petite île de 40 000 habitants que j’ai eu mon bac, ma première copine et mes 18 ans. J’ai d’ailleurs fait ma première année de droit là-bas, à l’université de Polynésie française.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Je rentre enthousiaste en France, prêt à continuer ma licence de droit à l’Université de Caen.

La température est un peu plus fraîche, mais les enseignements sont bons. Les amphithéâtres sont un peu moins lumineux, et les cours plus complexes. Les professeurs sont plus exigeants aussi, mais je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite.

Je suis tout content de revenir en France, de revoir ma famille et mes amis d’ici qui m’ont manqué. Je passe la majeure partie de mon temps à faire du sport, à voir mes amis et à profiter de mon indépendance : j’ai mon premier appart’ ! Puis le fameux hiver étudiant arrive, et les premiers partiels avec 😄.

Et là, je me rends compte que je ne sais pas travailler…

Je m’en suis toujours sorti à l’école sans briller pour autant, j’ai toujours préféré aller jouer au foot et courir en forêt. Mais pour la première fois de ma vie je dois travailler.

Je vais à la BU et je regarde comment les autres font. Certains lisent, d’autres surlignent. Certains recopient leur cours sur une feuille. Je m’inspire de ce que je vois et je fais comme tout le monde.

J’imprime mon cours et je commence à le surligner puis à le recopier sur une feuille blanche.

J’ai ma méthode de travail, assez peu efficace mais méthode de travail quand même. J’essaie de rattraper mon retard et je commence à réviser mes cours.

Mais c’est déjà trop tard…

Je fais ce que je peux pour mes matières à gros coefficients avant Noël. Puis je procrastine durant les fêtes. Réviser pendant Noël, c’est aussi un concept nouveau pour moi. Malgré tout, je suis tellement intelligent que je réussis mes examens de janvier…

C'est faux.

J’ai eu 8,9 de moyenne sur le semestre et mes chances de passer cette année deviennent très faibles.

La plupart des étudiants abandonnent à ce moment là. J’hésite à abandonner, mais ce n’est pas mon caractère.

Je m’investis dans mes études, j’apprends de mes erreurs. Je commence à travailler efficacement, et ça paye : j’obtiens mon second semestre à 11,02 avec deux rattrapages et je peux valider mon année.

Puis je commence à devenir ambitieux. Je me dis que je veux devenir un excellent juriste et que je dois faire mieux.

Cela devient ma vocation. Inspiré par Harvey Specter, je me vois déjà porter un beau costume d’avocat d’affaires et siroter un verre de whisky avec vue sur New-York après avoir gagné mon procès.

Je fais des recherches sur l’apprentissage, sur la mémoire, sur l’efficacité, pour être parfaitement prêt pour ma 3ème année. J’obtiens mon année avec mention, tout se passe bien.

Je devrais être tellement heureux le jour où je valide ma licence avec mention, non ?

Pourtant, ce n’est pas le cas.

Aucune joie le jour des résultats.

Là, je comprends que quelque chose ne va pas. Au début, je me dis que c’est parce que la mention est simplement un objectif et pas une fin en soi.

La raison est beaucoup plus profonde, et je ne le comprends que plus tard.

Je ne veux pas devenir juriste.

Je ne veux pas devenir avocat, ni notaire, ni huissier. Je comprends que si j’avais cru vouloir devenir avocat à un moment dans ma vie, c’est parce que ça arrangeait tout le monde que je le devienne, mais ce n’était pas une décision qui venait de moi.

Le problème ? Les personnes qui comme moi ne sont pas réellement passionnées par leurs études et ne se voient pas en faire un métier sont confrontées à un gros problème : le principe de cohérence.

Nous avons besoin que nos actions et nos pensées soient cohérentes.

Faire des études de droit et ne pas être passionné par le droit, ce n’est pas cohérent.

De même qu'arrêter ses études juste après avoir eu une mention, ce n’est pas cohérent non plus.

Je me suis retrouvé piégé entre d’un côté continuer des études peu passionnantes dans lesquelles j’avais de bons résultats et l’envie de trouver ma réelle passion.

Quand on est étudiant, la pression sociale fait qu’arrêter ses études est synonyme d’échec. Il suffit de regarder comment en parlent les étudiants qui ont redoublé ou qui ont arrêté leurs études.

Il y a énormément d’opportunités en dehors du monde universitaire et c’est dommage de penser (ou de faire croire) que seul un diplôme nous permettra de réussir notre vie.

J’avoue ne pas être insensible à cette pression, et mon ego n’aurait pas toléré qu’on perçoive l’arrêt de mes études comme un échec alors que j’étais justement perçu comme un winner depuis que j’avais une mention en droit.

Je me suis dit que peut-être que la vocation viendrait plus tard dans les études et que ma passion allait naître durant mon master.

Ça n’a pas été le cas.

Mon année en master 1 n’a pas été une révélation, les matières sont plus techniques, plus exigeantes mais je n’ai toujours pas cette envie d’exercer dans le monde juridique.

Une chose était sûre cependant, ça ne pouvait plus continuer comme ça. J’avais pris conscience que mon avenir ne se trouverait probablement pas dans un tribunal ni dans un cabinet juridique. Il fallait maintenant que je trouve une solution.

J’ai pris la décision de continuer mes études, et de faire un master en droit des affaires.

Et maintenant ?

Depuis ma rentrée universitaire, je mène une double vie.

Le matin, je suis étudiant en droit, avec mon MacBook, mon café noir et mon échappe Burberry (je rigole)

Le soir, je gère mes projets, je filme mes vidéos, je fais le montage, j’écris des articles, bref, je m’éclate.

Je ne saurais pas définir ce que je fais réellement, c’est un mélange de Youtuber-Coach-Formateur.

Ce qui est sûr, c’est que ça me plait. C’est un mix de tout ce que j’aime faire.

Et surtout, ce que je fais a du sens.

J'aide les étudiants à réussir, parce que j’en ai assez de voir des étudiants se remettre en question, se dévaloriser à cause de mauvaises notes.

J'aide ceux qui sont passionnés par leurs études à devenir les meilleurs car ils le méritent et on a besoin de professionnels passionnés.

J'aide ceux qui ont le même parcours que moi à continuer leurs études et à construire leurs propres projets personnels pour être épanouis.

Je résous les problèmes des étudiants parce que je suis naturellement doué pour le faire, je l’ai toujours fait et j’ai toujours trouvé des solutions.

C’est un des messages que je fais passer dans mes vidéos également. Savoir identifier ses forces, et ses faiblesses. Je sais pertinemment que je ne serai jamais un très bon avocat, car je n’ai pas toutes les qualités requises. Et qu’il me manque la passion.

Au contraire, j’ai toutes les qualités d’un bon coach : je comprends les problèmes de ceux que j’écoute, j’arrive à trouver les bons mots, je sais me mettre à leur place, j’arrive à re-motiver n’importe quel étudiant déprimé, bref, c’est quelque chose pour moi.

Je ne cherche pas à trouver un métier puis à m’inventer les compétences requises, je pars de mes compétences pour construire mon métier (relis cette phrase).

Je continue de me former chaque jour sur l’efficacité, le sommeil, la nutrition, la mémoire, tous ces domaines qui me servent en tant qu’étudiant et qui peuvent aider les autres à mieux réussir et je partage ces connaissances dans mes vidéos et formations.

Aujourd’hui, je continue cette double-vie, sans savoir où ça va me mener mais au moins je suis plus épanoui.

Dernier point, et celui-ci est très important.

Les études ne devraient pas être une souffrance.

Quand on souffre, on perd son objectivité.

À partir du moment où l’on souffre, on ne peut plus prendre les bonnes décisions. L’étudiant qui a souffert pour avoir son diplôme restera attaché à ses études, même pour le métier qu’il rêve de faire. Car il aura trop souffert pour avoir ce diplôme.

L’énorme avantage que j’ai, c’est que je n’ai pas trop souffert de mes études. Non pas que je sois plus intelligent que la moyenne ou que j’aie des facilités, j’ai simplement fait un choix.

J’ai fait le choix de ne pas souffrir, de ne pas travailler 10 heures par jour, de garder mes nuits de sommeil, quitte à passer pour un fainéant.

J’ai travaillé sur l’efficacité de mon travail, pour diminuer le temps de révisions et prendre plus de plaisir à apprendre et surtout me libérer du temps pour mes projets et mon sport.

Ça m’a permis de publier une vidéo par jour sur Youtube en même temps que de gérer mes révisions. Ça me permet surtout, si un jour je dois arrêter mes études, de le faire sans remords car je n’aurai pas le sentiment d’abandonner 5 années de souffrance.

Ça me permet également de rester de bonne humeur durant mes études, de garder mon enthousiasme si précieux.

Les études ne sont pas un calvaire pour moi, et ne devraient pas l’être pour toi.

Grégoire.